Saint-Armand :
Le
28 janvier 2010.
Michel
Saint-Denis.
Spectacle de Robert Prévost directeur
musical et Serge Postigo + 38 avec André Moisan, soliste invité,
à la Maison de la Culture, La Petite-Patrie.
Par chance, mon
ami Fernand, m’avait demandé d’assister au spectacle produit
par le GEMU et la Maison de la culture Rosemont. J’ai failli manquer un
spectacle formidable.
Michel, dit-il,
il faut que tu voies ce spectacle, point final et appelle-moi.
Il avait bien
raison.
Quel spectacle
inoubliable !
Dans la vie, il y
a des rendez-vous qu’il ne faut pas rater.
Et hier,
j’avais un rendez-vous avec des musiciens professionnels provenant des
mondes du jazz, du répertoire classique et de la musique populaire.
Un rendez-vous
avec Robert Prévost, directeur musical et artistique, Serge Postigo et
André Moisan, clarinettiste de l’OSM ainsi que les 38 musiciens du
groupe le Grand Ensemble de Musiques Urbaines.
Grand
Ensemble de Musiques Urbaines
GEMU
Je ne pouvais
manquer ce rendez-vous avec la musique.
Pourtant
j’avais toutes les bonnes raisons pour rentrer à la maison.
Après une
journée à Montréal remplie de rencontres, de
conférences téléphoniques, de discussions et plein de
stress, je n’avais qu’une seule idée en tête :
rentrer chez moi. Je n’étais pas vraiment d’humeur à
assister à ce spectacle. De plus, la tempête faisait rage.
À la météo, on recommandait de rentrer le plus tôt
possible à la maison et je devais faire plus d’une heure de route
pour me rendre à Saint-Armand
Il 17h00, je
quitte le bureau, J’appelle mon fils et on casse la croûte au Coo Rouge, rue Amherst, charmant
petit Bar & Grill. La bouffe est excellente. Une belle rencontre…on
partage nos projets. Je l’invite au spectacle, il décline
l’invitation car il est en train de finaliser l’installation
technique de post production d’une série de
télévision. Dommage, il a manqué le spectacle de
l’année.
J’arrive
à 20h00 après avoir cherché un stationnement disponible
pas trop enneigé. Bonne nouvelle : la salle est pleine à
craquer, malgré la tempête qui fait rage, je suis très
surpris et heureux.
L’éclairage
baisse et Robert Prévost, qui assure la direction musicale et
artistique, s’avance lentement vers le micro. Il remercie doucement et
à voix basse les gens qui ont bravé la tempête afin d’assister
au spectacle.
Merci, merci,
merci, dit-il.
Maintenant,
bonne soirée.
La soirée
débutait très bien, une salle pleine, un éclairage
feutré et efficace et une scène remplie de 38 musiciens. Nous
avons eue un accueil chaleureux en douceur.
Wow… je me
suis dit que j’allais profiter d’une petite soirée
reposante avant de prendre la route pour Saint-Armand, en espérant que
la tempête cesse pendant le spectacle.
Tout ce
scénario plein de douceur et romantique cachait très bien la
dynamite que ce chef d’orchestre et tous ses musiciens nous cachaient.
Ils avaient le diable au corps. Pourtant, ils
avaient l’air si doux au début, comme des agneaux dociles dans
l’enclos de la scène; ils nous regardaient avec le sourire et
leurs instruments prêts à passer à l’attaque. Ils
étaient prêts à nous en mettre plein la vue avec un
spectacle remarquable.
Une soirée
magique s’annonce.
Dans un silence
complet, la présentation de la soirée avait déjà
séduit tout le monde, doucement le directeur se retourne vers ses musiciens,
les regarde dans les yeux, garde un moment de silence, prend une grande
respiration, lève les bras vers ciel et POW… c’est
parti…..en un instant la scène éclate en musique.

Les trompettes,
les saxophones, les trombones, les cors, le tuba, les trombones, les violons,
le violoncelle, le vibraphone, le marimba, le piano, la contrebasse, les
batteries, les percussions, les 38 musiciens dans un élan du cœur,
sous la direction de Robert Sauvé électrocutent toute l’assistance
en moins de 30 secondes.
J’ai
même entendu le pacemaker de ma voisine s’envoler.
Tan pis pour ceux
qui pensaient dormir un peu dans les sièges confortables de la salle de
spectacle. Mauvaise soirée pour eux.
Le spectacle
était lancé…
Un feu
roulant…
On est
envoûté, conquis, charmé, une soirée palpitante
s’annonce pour moi et sûrement pour tout le monde.
On savait
d’ores et déjà que l’on s’engageait dans une
soirée hors de l’ordinaire. La fête était sur la
scène et dans la salle. L’atmosphère de fête
était palpable.
Mon ami Fernand
avait raison.
Pas ordinaire
ce groupe.
Je ne connais pas très bien
la musique. J’étais ravi par les présentations
intéressantes des pièces, des musiciens et leurs instruments.
Robert Prévost, le directeur musical, savait subtilement s’effacer
afin donner toute la place aux interprétations de ses musiciens.
Le
déroulement de la soirée, un délice pour le spectateur,
tout fonctionnait à merveille, la technique, l’éclairage,
la sonorisation et même les changements de positions de musiciens sur
scène, le spectacle coulait comme une source limpide.

Il y a longtemps
que j’ai assisté à un pareil spectacle…
Des surprises,
des trouvailles, des moments émouvants et exaltants avec des
invités spéciaux. Serge Postigo nous a encore
émerveillés.
Accompagné
par Victoria Doyon, il nous a livré des interprétations à
couper le souffle. Serge, comédien, animateur, auteur, concepteur,
metteur en scène, éditeur et bien sûr ce soir chanteur
plein de promesses.
L’interprétation
de My Way, a fait frissonner toute la salle. Une brillante carrière de
chanteur s’ouvre à Serge.
Un artiste complet. Oui, Serge Postigo nous surprendra toujours. Quel
talent. Bravo !
La bataille
des batteries n’a
laissé personne indifférent; dans une finale électrisante, Bernard Deslauriers
et Francis Gaulin nous ont enthousiasmés et ont
suscité une ovation bien méritée. Un très beau
moment de la soirée.
Normand
Deveault au piano a
triomphé. Des doigts de magicien avec un solo époustouflant digne
des plus grands spectacles. Et encore une fois une ovation bien sentie pour sa
prestation par une foule qui en redemandait. Après le spectacle, le
piano prendra sûrement quelques jours de vacances.

Hélène Lemay
Stéphane
Lapointe
Hélène
Lemay au trombone,
surmonnée la tigresse sur scène par ses amis, pleine
d’énergie, son sourire vous envoute immédiatement. Elle est
accompagnée sur scène par Muhammad AbdulAl-Khabyyr et
Stéphane Lapointe.
Dynamique et pleine d’énergie elle assume aussi la direction de la
programmation du groupe.
Et que dire de
l’interprétation magistrale d’André Moisan,
clarinettiste de l’OSM. Des interprétations à couper le
souffle. La salle était muette devant la qualité exceptionnelle
de ses interprétations. J’ai été particulièrement
interpelé au moment de la finale de son solo : un summum pour
l’auditoire, la salle a réagi par un silence solennel. Un moment
d’émotion intense s’est fait sentir dans toute la salle. Je
comprends pourquoi cet homme est sollicité partout dans le milieu
artistique. On comprend maintenant pourquoi Il a gagné autant de prix
à travers le monde.
André
Moisan, clarinettiste de l’OSM
Moi,
ce soir, il a gagné mon cœur.
Dans sa grande
générosité, Robert Prévost, a donné la
chance à Paméla Boyer d’ac-compagner Serge Postigo dans
l’interprétation du grand clas-sique de Raymond Lévesque, « Quand les hommes
vivront d’amour ». Ce classique nous donne toujours la chair
de poule et la magie s’est encore réa-lisée avec Serge
Postigo.
Paméla
Boyer, Serge Postigo et Victoria Dion.
La finale
méritait à elle seule le déplacement, les 38 musiciens
déchainés étaient au rendez-vous pour soulever la foule.
Il y avait des musiciens partout sur la scène.
L’interprétation originale de DooM ehT nl a déferlé
sur la foule comme un véritable tsunami.
Il nous a
complètement inondés de musique, au grand plaisir de tout le
monde. L’onde de choc s’est propagée même après
le spectacle, les gens étaient encore étourdis et heureux.
Robert
Prévost, directeur musical et le Grand Ensemble de Musiques Urbaines
GEMU se sont surpassé
aux plaisirs de tous les invités.
J’imagine
ceux qui prenaient le métro et l’autobus avec toute cette musique
dans la tête. WOW.
Et moi je
quittais Montréal dans la tempête, encore une fois la chance
était avec moi, j’ai suivi une déneigeuse tout doucement
j’usqu’à Saint-Armand, la tête pleine de musique en
rêvant de revoir ce groupe.
Une
soirée magique.

J’ai
rencontré des gens passionnés par la musique, passionnés
par leur métier, passionnés de la vie. Je n’avais pas assez
de mes yeux pour tout voir sur la scène. Mes excuses pour ceux que je
n’ai pas mentionnés. Mais, rencontrer 38 musiciens exceptionnels
dans une seule soirée, c’était beaucoup trop pour moi, une
personne mal préparée à recevoir ce beau cadeau.
Bravo à
tout le monde.
Je
prépare ma prochaine rencontre avec vous tous.
HAÏTI
DÉVASTÉ, SPECTACLE BÉNIFICE POUR LA RECONTRUCTION
D’UNE ÉCOLE À HAÏTI, SAMEDI LE 20 MARS 2010.
Mais pourquoi
ne pas les inviter pour le spectacle bénéfice pour la
reconstruction de HAÏTI DÉVASTÉ que nous allons organiser
pour la Région de Brome Missisquoi, La Route des Vins, samedi le 20 mars
2010 pour reconstruire une école à Haïti.
J’appelle
immédiatement Hélène Lemay, la dynamique et charmante
trompettiste et directrice de la programmation du groupe pour les inviter
à la journée Haïti dévasté.
Merci mon ami,
Fernand Deschenes, de presse conseil
Tu avais raison.
Je communique
avec toi.
Mais, tu
n’étais pas au spectacle.
Écoute-moi,
tu as raté le spectacle de l’année.
Michel
Saint-Denis
Saint-Armand
450-248-3331
Pour tous ceux
qui aimeraient nous aider dans cette cause humanitaire.
SaintDenisHaiti@gmail.com